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De nouveau D. m’a rassasié.

La house en mille plis imite le froissement de ses vêtements. Raphaël assis dessus, la tête à peine penchée s’endort. Et sur ses yeux quasi-fermés, il y eut un scintillement. La lumière mystique se rend jolie en son reflet, sur les cils de soie, par la lune. Alors, je me suis approché, tout prêt de son visage — des anges.

Les premiers arrivés ne bougent plus depuis longtemps déjà ; stoïques s’agrippent de toute leur force, luttent pour ne perdre la place, dans la broussaille ciliaire plantée sur l’arche : une fine couche-lisière ; et dévoile et protège deux billes, deux soleils noirs.

A chaque battement, tous nombreux qu’ils sont, s’envolent s’élèvent ceux du dessus, en haut du front, à la naissance des boucles s’accrochent et se balancent dans l’Horloge-Boussolaire : la gare de tous les trains de La-Minuit, du Couchant vers l’Orient sur une mèche d’or en riant, partent reviennent et repartent encore, — comme ces singes dorés sur leurs lianes —, la tête la première se laissent tomber ! Réceptionnés au creux de la courbe ils glissent à tout allure ! Les ailes plaquées au corps, le long de la rampe retroussée, au bout du nez s’envolent de plus belle vers les denrées rares du nouveau monde. De la bouche des cohortes profanes les épiphanes sont mortes depuis que tu es venu au monde; mon fils.

En face j’ai vu mes ennemis tomber. Ils étaient aux agonies et j’étais à genoux. Et quand mes mains gorgées de leurs ralles égorgeaient leurs poésies, la mienne s’en allait ; alors, je me suis arrêté, à temps…

Poème de Nissim Adda

Peinture de Rosso Fiorentino

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