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…Je ne sais pourquoi je suis parti, ni même ce qui m’était prévu. Et on m’a placé dans un hôtel de la ville d’Eilat. Y’en a qui disent qu’elle ne fait pas partie d’Israël la jolie portuaire, trop excentrée …, et Jérusalem dans cette phase ne m’était prévue. Elle s’était perdue, trop loin en mon âme laissant les faiblesses de la chair prendre le dessus.


Ô Jérusalem, j’aspire assouvir les exigences que tes jolies sœurs m’offrent. Jalouses-tu, colline de Sion, la mer ou l’apaisement ? Peut-être les deux …?

Qu’importent les sacrifices les bêlements …
Si discrète en zarka ou méandres,
Mes larmes se mêlent à qui me ment
Des larmes d’autels, d’idoles …
Alors, Je ne les jalouse mes sœurs
Les choses immondes l’odeur
Du soufre sur elles m’isolent …
Par le torrent du Cédron
Dans la mer morte elles céderont

Le bruit des vagues ?
l’apaisement me laissera(it) l’entendre …

En attendant se trouvent sur moi
Les mêmes odeurs le même effroi
Tu y participes alors qu’elles
N’exigent « rien » de tout celà.

Elles m’hebergent pourtant, là …,
Les villes qui ne sont comme toi,
Bien cosy; mais en leur sein,
En leurs saints je ne t’oublie.
Perdu dans leurs mœurs moi !
ton mur contre mon coeur se moie
Encre et scories se mélangent …
Dans ce pot où trempe ma plume
Ils pleurent les anges,
En vapeur leurs larmes s’hument :
Comme les tiennes dans le nahal,
— Sous le soleil le chercheur sue —
Me volatisent les dédales …,
Jusqu’à mon nez ! Et je ne sus
Me contenir même si,
Les sages du monde dans l’Humaine firme
— Tu le sais, je ne le suis —
Ne se targuent je l’affirme :
Tes sœurs même loin …, «t’envient» !
Je témoigne : qu’elles m’entendent !
N’y dévoile pas tant de secrets si
Lui seul leur suffit…;
Qu’en exhale se répande
La nature de ce qu’il est …! Si …
…je t’oublie, Jérusalem, si je t’oublie, Jérusalem …

Poème de Nissim Adda
Peinture de Aryeh Weiss

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